Les administrations européennes commencent tout juste à développer des tests rigoureux pour vérifier que les modèles de langage sont adaptés à leurs besoins. Mais l’étalonnage, seul, ne permet pas toujours le meilleur choix.
Les assureurs ne savent pas comment mesurer les risques inhérents aux systèmes d’IA. Les régulateurs non plus. Pour les assuré·es, la couverture risque de se réduire considérablement.
J’ai demandé à quatre modèles d’IA où habitaient les Français les plus compétents. Leurs réponses concordent et renforcent les clichés les plus éculés.
Les systèmes d’IA s’installent petit à petit dans l’institution judiciaire. Pourtant, ces outils sont incapables de juger. Leur déploiement marque, par certains côtés, un retour à la justice d’Ancien Régime.
Un appel d’offre de grande ampleur a été lancé pour permettre à de nombreuses institutions de Provence-Alpes-Côtes-d’Azur d’utiliser des services d’IA. D’autres régions montrent qu’une autre approche est possible.
Des systèmes d’IA permettent à des personnes de retrouver la vue, la voix ou même la capacité à marcher. Paradoxalement, ces avancées risquent d’accentuer l’injonction faites aux personnes en situation de handicap à s’adapter à l’environnement.
Les grands modèles de langage ne comprennent souvent pas les mots communs en Suisse romande comme « nonante » ou « natel ». Cette ignorance modifie considérablement la manière dont l'IA traite les Suisses.
On parle d’Intelligence Artificielle mais personne ne peut en dessiner les contours. Définir l’IA n’est pas facile – et pas forcément pour les raisons que l’on imagine.